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Ça commence / dans la musique...

7 avr. 2012

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Comme vous le savez peut-être (ou peut-être pas…) mon papa et moi, on joue de la guitare. Pour ne pas trop perdre la main et pour que je puisse me pratiquer, nous en avons acheté une avant de partir… Et, avoir su ce que le destin nous réserverait, nous en aurions bien acheté quelques unes de plus...

Nous avons alors fait importer une petite guitare des États-Unis, juste assez grande pour pouvoir y jouer. Manque de chance, nous l’avons oubliée deux semaines plus tard sur le siège d’un autobus chinois (en Chine).

Rare photo de Ralph, notre première guitare, tout habillé.

Sans perdre espoir, nous avons attendu d’être au Laos pour en acheter une, de couleur brun-rouge, pas de très bonne qualité, que nous avons cassée en Birmanie (en fait c’est de la faute à Nicolas, mais bon, c’était un accident…).

Phoumy, notre deuxième, sur une plage du Mékong.


Quelques semaines après avoir cassé notre deuxième guitare, nous avons pris la décision d’en racheter une, une jolie guitare bleue. Nous l’avons trouvée dans un marché de Yangon, alors que nous nous dirigions vers l’aéroport. Elle a eu une très longue vie (comparée aux autres…) mais elle s’est éteinte dans un autobus de nuit Vietnamien. Nous passâmes alors une longue période sans pouvoir jouer un seul accord.

Aung San, d'un flambant bleu à faire rougir Gaz Métro, s'est rendu en Thaïlande et au Cambodge, mais n'a pas survécu au Vietnam...

C’est à Hanoï, que, finalement, nous avons réussi à trouver une guitare, pas trop cheap, et assez belle quand même. Malgré les motifs en tête de taureau, je pense que cela fera très bien l’affaire… Mais encore, comble de malchance, la guitare à un petit problème dans le manche. Malgré les tentatives de Papa pour la réparer (bien entendu, avec son couteau suisse), elle n’est toujours pas parfaite… Avoir su, nous aurions préparé un budget spécial pour l’achat de guitares…

Hô Bò, encore fidèle (pour l'instant) après les modifications suisses.


Hans se demandait toujours ce qu’il faisait dans cet autobus chinois. La route était très longue, et il devait aller aux toilettes. Il avait essayé de communiquer avec le chauffeur, mais il ne parlait pas un mot d’anglais. Sans toutefois perdre espoir, il essaya de mimer l’action, ce qui lui mérita un regard effaré de la part du chauffeur. Hans abandonna l’idée, et décida de faire dans sa chaussure. Le seul problème, c’est que Hans, lui, portait des Tongs. Il se retint donc, Hans ayant été un champion des nœuds dans sa jeunesse. De toute façon, le trajet arrivait à sa fin, se disait-il toutes les deux minutes. Après une heure (soit 30 deux minutes), l’autobus s’ébroua et, enfin, s’arrêta, épuisé. Un garçon d’écurie prit l’engin par la bride et l’amena à son abreuvoir. Les passagers descendirent donc, fatigués de ce long voyage. Hans s’apprêta à sortir, non sans hâte, quand soudain… Non rien, Hans était déjà sorti.

Et c’est comme ça qu’Hans oublia sa guitare dans le fin fond d’un autobus chinois de Chine.

Ton parfum...

10 déc. 2011

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Tu me manques et je ne savais pas que tu me manquerais. Mais je suis parti, maintenant, loin de toi, et je réalise que malgré toutes les belles intentions, il est possible que je ne te revoie pas. Plus. Jamais. La vie est ainsi faite, elle vous devient trop courte au moment où vous commencez à deviner quoi en faire. Alors voilà, parce que j'étais trop idiot pour prévoir le vide que tu me laisserais, je dois désormais te faire des adieux de lâche, le dos tourné, à tant de kilomètres... Oh, je sais, ce n'est pas strictement impossible qu'on se recroise un jour, au détour, si la chance me sourit encore. Mais je préfère ne pas vivre dans cet espoir flou et déchirant chaque fois que je penserai à toi. Tu es derrière moi, ce que j'ai vécu avec toi restera, et je continue ma route. Au fond, c'est peut-être mieux que je ne comprenne que trop tard qui tu étais vraiment... Je suis désormais ailleurs, avec une autre, et j'ai assez de lucidité pour me rendre compte que, malgré toutes les émotions que tu m'auras montrées, je n'ai pas vraiment connu d'amour pour toi. Tu n'étais seulement qu'une aventure, comme dit la chanson, mais elle était douce et sereine, facile. Je n'aurai donc pas eu d'attentes, de celles qui vous poussent ensuite au cynisme, en te rencontrant, en te fréquentant. J'aurai vu le peu que tu m'auras donné de toi, et cela me suffira pour m'offrir encore et longtemps bien des souvenirs tendres.

D'ailleurs, je n'oublierai jamais ton parfum.

Oui, s'il y a bien une chose dont je me souviendrai, c'est qu'après la Chine aux odeurs, à prédominance minérale, de soufre, de compost de citron et d'oignon, d'oreilles de christ, de soya, d'essence, de pierre, de fenouil, de maïs, de sésame grillé, de légumes craquants, de beignets, de menthe et de thym, d'huile et de charbon de bois... et le Népal, aux notes typiquement animales, et ses effluves de cire d'abeille, de cardamome, de feu de bois, de genévrier, d'encens, de thé, de cumin, de sang frais et de beurre un peu rance... eh bien toi, tu sentais vert, vert végétal. Vert tendre, vert forêt, vert d'eau, vert kaki (celui des Crayola qui restait intact), mais vert. Vert, vert, vert. Vert avec un peu de poussière, peut-être. Même ton poisson avait ce petit arrière-goût, parfois pas désagréable, d'algue de rivière...

Tu es derrière moi, Laos, ainsi que ton parfum de vert.


Les joyeux naufragés, le retour.

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C'était prévu, mais pas nécessairement coulé dans le béton, que nos amis Suisses viennent nous rejoindre un peu plus au Sud depuis Vientiane. Nous étions donc rudement contents, en revenant de Don Daeng, de savoir qu'ils étaient bien arrivés avec leur roulotte et que celle-ci était stationnée à deux minutes de notre guest house. Les enfants s'y sont précipités et après cinq minutes de gêne, se sont remis à jouer ensemble comme seuls les enfants savent si bien le faire.

Nous avons alors soupé en groupe et décidé de retourner passer la journée du lendemain sur la plage de Don Daeng. En effet, avec sept enfants, quoi de mieux que du sable et de l'eau pour s'amuser pendant que les parents font la sieste (ou tentent de faire la sieste!), ou lisent, ou jasent... au choix.

Ce qui fut décidé fut donc fait et le lendemain, après un copieux brunch préparé dans la roulotte (salade de riz, œufs brouillés de Florence, salade de fruits, yogourt, pain et NUTELLA), nous avons tous embarqué sur une plate-forme flottante en direction de l'ile pas si mystérieuse.

La première chose au programme fut de construire un abri pour se protéger du soleil. Au fait, c'était la tâche des enfants mais c'est plutôt Jacques qui s'y est collé. Nous l'avons même lâchement abandonné avec tous les enfants pour nous réfugier à l'ombre d'un immense arbre d'où nous pouvions observer tranquillement l'avancement des travaux.

C'était quand même une bonne idée car, rapidement, nous avons été rejoints par des dizaines d'écoliers qui passaient leur pause de midi à grimper aux arbres et à manger des curieux fruits qui poussaient dans ces mêmes arbres. Michel avait un public autour de sa guitare et Florence et moi avons gouté aux fruits, offerts par les enfants, et qui se mangeaient trempées dans du piment. Ce n'était pas très bon et quand nous avons vu les vers dans les fruits, nous avons cessé rapidement nos expériences gastronomiques. Un monsieur venu rejoindre les enfants nous expliquait d'ailleurs que le piment c'était justement pour empêcher les vers de devenir des mouches... mais je n'ai peut-être pas très bien compris ses gestes. Ceci dit, les enfants étaient charmants, souriants et espiègles et nous avons passé un bon moment à les regarder faire des pitreries sur les branches.



Pendant ce temps, Jacques s'était pas mal bien débrouillé avec l'abri (ah, l'ingénierie suisse!) ce qui fait que nous avons pu profiter de l'ombre des bâches pour manger une petite collation et pour passer le reste de l'après-midi, bien peinards, à faire les lézards.

Lézard

Lézards


Les enfants étaient au paradis des poissons et le coucher du soleil sur le Mékong était vraiment magnifique. Michel et Zachary prenaient des photos, Thomas et Zora se sculptaient un monde de sable, Catherine et Zélia se promenaient et Nicolas et Olivier jasaient avec nous... là tout n'était qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.


Retour, à la nuit tombée, à Champasak, pour notre dernière soirée au Laos.

Snif, un peu.

Un bon tuyau

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Tout d'abord il faut se rendre à Champasak, pas la province mais le village.
En face du village, l'ile de Don Daeng vous fera tout de suite de l’œil avec ses kilomètres de plages désertes.
Arrangez-vous alors pour prendre un bateau et demandez à aller au Community Lodge de Don Daeng.
Le bateau vous débarquera alors au bout d'une longue plage de sable fin et vous verrez un petit monsieur vous attendre au bout de la plage.
Juste sous le couvert des arbres, un bungalow avec deux chambres et un restaurant.
Tout est neuf, le jardin est luxuriant, la terrasse et les chambres donnent sur la plage et les gens sont gentils.
Vous vous installerez alors dans votre chambre en appréciant les matelas neufs, la jolie literie et la grande fenêtre patio ouverte sur le Mékong.
En sirotant une bière et en regardant de loin vos enfants s'ébrouer dans l'eau en construisant des châteaux pour les crabes, vous vous étonnerez que ce ne soit pas foule.
Ce n'est pourtant pas une question de prix puisque la nuit ici coûte 4$ par personne. Les profits sont ensuite redistribués au village et servent à acheter des semences et à payer des soins médicaux. Le village est d'ailleurs très joli avec sa petite route de terre et tous ces enfants qui lancent des joyeux «sabaidee» à qui mieux mieux. Ce n'est pas non plus pour la nourriture car le menu, unique, servi sur la terrasse, est très correct et copieux pour un gros 2$ par personne.


C'est alors un secret bien gardé que cette petite île. Nous y sommes restés une nuit, avons marché des heures le long de la plage en observant les crabes, les bœufs qui viennent s'abreuver dans le Mékong, les pêcheurs au filet, les gens qui viennent laver leurs vêtements dans l'eau et les pirogues qui voguent au loin.
La plage est gigantesque et la lumière de la fin du jour est splendide.



 
 
 
 

Nous avons partagé cette bonne adresse avec des Allemands rencontrés sur la route et avec Sylvain, un québécois de Laval.
On partage maintenant avec vous, si jamais vous êtes dans le coin.

Un voyage taillé sur mesure

5 déc. 2011

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Ici, au Laos, toutes les femmes (ou presque) portent un sarong. Qu’est-ce qu’un sarong? Et bien c’est une espèce de jupe en tissu qui descend jusqu’aux chevilles (ici, c’est l’habillement traditionnel pour les femmes). Il y en a de toutes les couleurs mais les écolières en ont des noirs avec des broderies au bout (les motifs sont souvent différents). Ceux-ci sont faits à la main à l’aide de gros métiers à tisser en bois et ont l’air très solide. Depuis un mois et demi, nous voyons toutes les jeunes filles qui vont à l’école et, que ce soit en vélo ou à pied, elles ont toutes leur sarong.





 Hier, alors que nous faisions du vélo, nous sommes passés devant un magasin de sarongs. Je ne sais pas si l’on peut vraiment appeler cela un magasin car c’était plutôt un petit garage avec des tuiles et des tissus accrochés par des morceaux de bois et quelques machines à coudre, Il y avait tout de même une fenêtre, mais elle n’avait pas de vitres. Enfin, nous sommes quand même descendus de nos bicyclettes, et nous sommes allés voir si on pouvait me faire faire un sarong. Le choix du tissu a été long mais nous nous sommes quand même entendus pour un sarong noir avec des motifs de toutes les couleurs à la fin. Sarong, il ne l’était pas encore il n’était toujours pas cousu. Il a fallu une demi-heure à la madame pour coudre mon sarong. Pendant ce temps, il y avait plein d’autres femmes autour qui nous regardaient en riant, elles ne devaient pas souvent voir de touristes entrer dans un magasin de sarongs. La madame cousait très bien, elle avait vraiment l’air d’avoir fait ça toute sa vie. À la fin des trente minutes, j’ai enfin pu essayer mon sarong. Toutes les femmes autour de nous ont éclaté de rire en me voyant incapable de l’attacher. La couturière m’a aidé et je suis partie avec, sur mon vélo. Ce sarong est magnifique et est parfaitement à ma taille, je l’aime beaucoup et il est très confortable. Depuis, lorsque je le porte, plusieurs personnes dans la rue me sourient et certaines femmes m’ont dit que je ressemblais, de dos, à une laotienne.

 
 [Bon, bon, ok, les photos sont arrangées avec le gars des vues...]



Les joyeux naufragés

1 déc. 2011

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Nous avons quitté Vientiane avec un peu de regrets mais le cœur léger et une bouteille de pastis dans nos bagages en nous disant que ça pourrait toujours servir.
Direction? La région des 4000 Iles, en autobus de nuit.

C’est assez unanime, toute la famille adore les voyages en sleeper bus, des bus avec des couchettes, des oreillers, des couvertures, l’air climatisé et des vitres tout le long ce qui donne un peu l’impression d’être dans un immense aquarium. Cette fois-ci les couchettes étaient doubles (très pratique alors de voyager en nombre pair) et les enfants y ont dormi comme des… enfants. Ce qui n’est pas vraiment le cas pour Michel et moi, mon dos tenant à me rappeler que le matelas de style tatami n’est plus vraiment de mon âge!
Mais bon, pour un trajet de douze heures, mieux vaut tout de même être allongé et somnoler sur des couchettes que d’être assis les uns sur les autres dans un autobus sans suspension. 

La région des 4000 Iles est complètement dans le sud du Laos, tout juste à la frontière avec le Cambodge et la Thailande. Ce sont des iles sur le Mékong et il y en a seulement quelques-unes assez grandes pour être visitables, visitables étant un grand mot puisqu’il n’y a strictement rien à faire sur ces iles, à part de ne rien faire, naturellement.

[Une des manières de ne rien faire. Non les enfants, ce ne sont pas nos bouteilles.]

Au fait, je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais le Laos est en fait une immense campagne. Un peu comme le Québec vers la Gaspésie mais avec la jungle à la place de la forêt. Une route, le Mékong, des petits villages de huttes de temps en temps, une petite bourgade, un temple par ci par là, la jungle toujours… L’endroit idéal pour avoir la paix ou pour écrire ses mémoires quand on est très vieux et qu’on a des tonnes de choses à raconter.

L’ile de Don Khong est réputée pour être la plus grande mais aussi la plus tranquille des iles habitées, je vous laisse alors imaginer la quiétude qui y règne. Nous y avons pris une chambre avec un mur complet de fenêtres avec vue sur le Mékong puisque c’est pas mal la seule chose à faire, voir la vue. Au fait, c’est superbe. Vraiment. Il y a une route qui fait le tour de l’ile et deux routes qui la traversent, 18 kilomètres sur 8 de large.
Lorsque nous sommes arrivés on s’est demandé ce qu’on allait bien pouvoir trouver comme occupation ici. Et mine de rien, on ne s’y est pas vraiment ennuyé. 

  [Vues sur le fleuve, soir et matin]
[Y'en a qui préfèrent d'autres vues...]
Tout d’abord, le matin, faut se lever tôt car le lever du soleil sur le Mékong est tout simplement magnifique. Ensuite, à peine le soleil émergeant de la ligne d’horizon, cinq moines se pointent au bout de la route pour recevoir les offrandes des gens de la place et déambulent, tranquilles, sur le bord de l’eau. C’est simple, paisible et authentique.


[Pirogue chargée de légumes, arrivant sur l'ile avant le lever du soleil]

[Illumination]

Et, ensuite, il y a le marché du matin, pas facile à trouver mais en suivant les gens qui s’y rendent, en demandant à un monsieur sur le bord de la route et en trouvant un point qui semblait convergent à toutes les mobylettes, nous avons trouvé! Là, rien que du très très local. Des poissons qui frétillent encore, des grenouilles, quelques tomates, quelques papayes, des marchandes de rouleaux et de nouilles, des marchandes de beignets, des informations officielles diffusées via haut-parleurs, des femmes toutes souriantes de voir des occidentaux (nous) acheter des trucs.

[Au retour du marché]

Nous avons tenté aussi de louer des scooters pour une journée. Le hic, c'est qu'on ne trouve que des scooters semi-automatiques sur l’ile. On a tout de même essayé et sommes partis pour un gros 15 minutes d’essai routier. Après une crevaison, un scooter qui faisait des ratés, un autre scooter avec la pédale de frein hors d’atteinte, une chute de Nicolas et Olivier (à 5 km/h, rien de grave), tout cela en un temps minimum record, nous sommes rentrés au bercail, un peu déçus tout de même de cette tentative ratée.

Du coup, on s’est installé dans la chambre et avons écouté un film en famille. En l’honneur de l’anniversaire de grand-papa Samir, on s’est régalés devant « The good, the Bad and the Ugly », un classique western!

Nous avons aussi passé une journée à jouer aux joyeux (hum) naufragés sur une ile en face de notre ile. Ce qui semblait une bonne idée au départ (aller en bateau se baigner sur une tranquille petite plage de sable) s’est révélée pas mal moins géniale en fin de compte. Tout d’abord trouver un bateau pour se rendre et négocier un prix correct ne fut pas de la tarte! Ensuite, il n’y avait pas l’ombre d’une ombre sur cette ile et il faisait une chaleur écrasante. Les enfants ont adoré car ils batifolaient dans l’eau, mais les parents, qui marinaient en plein soleil de midi, l’on trouvé un peu moins drôle. Finalement, notre maussade chauffeur de bateau est venu nous chercher une heure plus tard que prévu car il faisait la sieste. Ce que nous aurions nous-même bien aimé faire, si nous étions restés sur « notre » ile! Disons simplement et diplomatiquement, comme ça, que la zénitude de Michel n’a pas supporté cette heure d’attente supplémentaire (lui qui comptait presque les minutes avant de revenir) et que la bouteille de pastis s’est alors révélée, au retour, un excellent rapport qualité-prix (à 10$ la bouteille...). Ceci dit, le bateau est arrivé au moment où les enfants se construisaient un abri de fortune à la Thorgal et ils ne rêvaient ensuite que d’y retourner pour le finir! Misère! 

Et comme je suis une maman dévouée qui va aller directement au paradis, je me suis portée volontaire pour les accompagner, le lendemain, dans la fournaise, à condition qu’ils « dealent » eux-mêmes le prix de la course et qu’ils me construisent un abri de reine. Ce qui fut fait avec diligence. J’ai alors pu lire, tranquille à l’ombre, pendant que ma gang de sauvages luttait contre les courants du Mékong et se lançait du haut d’une falaise. La routine quoi!

[Parent qui marine au soleil de midi. Et sachez que l'autre est resté très zen... c'est juste bien romancé, cette narration.]

Le reste de notre séjour fut fait de petits riens. J’ai eu droit à un fan club d’enfants laotiens qui riaient de voir des photos sur mon portable, les petits se sont baignés avec d’autres enfants du village, nous avons regardé un autre film en famille et avons bouquiné un brin.

 [Spot de prédilection pour le bouquinage]
 
Demain, nous quittons Don Khong pour remonter passer nos derniers jours au Laos dans le coin de Champasak.

Vientiane, la capitale

25 nov. 2011

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On ne pensait pas vraiment aller à Vientiane, la capitale du Laos.
Au fait, nous ne savions pas trop trop quoi faire après Vang Vieng et nous avions des dizaines de destinations possibles vers le Sud du pays, dont Vientiane.
Nous nous sommes finalement décidés pour un arrêt, que nous pensions court, dans cette ville qui avait l'avantage d'être sur le chemin.

Et, finalement, ça fait plus d'une grosse semaine que nous y sommes!

Pas que la ville soit magnifique ou rien de tel.
Vientiane est une capitale peinarde, peu peuplée, sur le bord du Mékong qu'on ne voit pas vraiment à part si nous marchons sur l'immense promenade construite loin de la route, en plein soleil.
Vientiane est une ville assez ordinaire d'Asie (à part qu'elle est vraiment minuscule pour être une ville asiatique) et c'est sans doute une bonne partie de cette «ordinarité» qui nous a donné envie de rester un peu plus longtemps à trainer dans le coin.

Mais ce n'est pas l'unique raison de notre semaine ici.

La première et non la moindre c'est qu'à Vientiane, il y a une charmante bibliothèque française (climatisée, branchée, avec un jardin, un café, des divans et le Paris-Match) et qu'on s'est dit que ce serait l'endroit idéal pour faire un peu d'école aux enfants.
Nous nous y sommes arrêtés, un peu par hasard, en marchant sur l'avenue des Champs-Élysées laotiens (débouchant même sur un authentique arc de triomphe) et sommes arrivés juste à temps pour participer à l'atelier manga, ouvert à tous, en soirée.
Lors de cette activité, nous avons fait connaissance avec une famille Suisse voyageant en camping-car, pendant trois ans, avec leurs trois enfants (on se prosterne!). C'était notre première rencontre avec une autre famille francophone ayant des enfants sensiblement du même âge que les nôtres. Du coup, nous avons sympathisé et, comme ils étaient un peu stationnés à Vientiane pour cause de réparations mécaniques, et bien on s'est planifiés quelques activités de groupe, question d'être plus de fous pour rigoler. Les enfants se sont bien entendus, les parents aussi, il n'en fallait pas plus pour trouver notre deuxième bonne raison de rester un peu plus longtemps ici.

Les autres raisons de notre farniente à Vientiane, c'est qu'à Vientiane il y une piscine ET un centre aquatique ET du vin ET des sandwiches ET quelques restaurants de sushis ET quelques restaurants indiens.
Et que notre hôtel (avec petits déjeuners inclus) était juste en face du centre français.
Et que nous nous sommes faits des bonnes soirée dans la chambre à boire du vin en mangeant de la baguette/fromage et qu'il y avait un marché de fruits/sandwiches juste à côté.




La totale quoi!