Viande

24 août 2011

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De toute évidence, une partie fascinante de la culture asiatique réside dans sa cuisine. Notamment, les récits culinaires sur les délices de la Thaïlande, du Viêt Nam et de l'Indonésie, et sur les curiosités de la Chine nous font rêver depuis quelques mois. L'écovégétarien que je suis depuis trois ans se pose donc la question légitime: viande ou pas viande? La réponse n'est pas entièrement réglée, quelques constats brouillant la donne. Tout d'abord, la prédominance de certains courants religieux associés au bouddhisme et à l'hindouisme, voire l'islam, fait bien en sorte que les plats végétariens abondent. Ensuite, le défi de poursuivre ce que l'on a entrepris par principe, malgré tout. D'autre part, la volonté de découvrir sans censure des plats qu'on n'aura peut-être plus jamais l'occasion de gouter agit en tentatrice démoniaque. Puis, en quelque sorte handicapés, ce ne sera pas toujours facile pour nous de reconnaitre, soit par les yeux, soit par les mots, ce qui marchait de ce qui volait, nageait, rampait ou photosynthétisait avant de se retrouver dans nos assiettes...



Alors, viande? Je vous avoue que je ne sais pas si les grumeaux dans le Bibimbap (korean stir fry, selon la charmante hôtesse) que je viens de manger dans l'avion avaient déjà chassé ou pas leur propre repas de leur vivant. Mais c'était délicieux. (Olivier: Est-ce qu'on va toujours manger comme ça? J'espère!)

Pour la suite, on verra bien!

Veille

23 août 2011

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Plus que quelques heures avant l'envol.

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L'automne est pour nous, paradoxalement, une saison de renouveau. Nous la fuirons, tout aussi paradoxalement, dans ce qui commence demain dans la Ville de l'éternel printemps: Kunming. Qui sait ce qui nous y attend? Justement. Ce qui nous attend, ce que nous attendons, c'est de ne pas savoir.

Ne pas savoir. Quel cadeau, après tout, pour qui veut apprendre...

Ce sont souvent les saisons qui nous changent, qui nous forment, qui nous transforment. N'est-ce pas que, dans les premiers vents d'octobre, dans les brises de début d'avril, on a l'impression de réapprendre à respirer? Soit. Dans cette aventure qu'à la blague nous qualifions parfois d'été de quatorze mois, souhaitez-nous plutôt bien des printemps, bien des automnes.

(On se permet, une fois n'est pas coutume, de vous confier l'hiver...)

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On se sent comment, à quelques moments du départ, quand tout est fin prêt?

Comme bercés par le souffle immense d'un septembre magnifique qui nous murmurerait, avec force et lenteur: Tout commence.