Un bon tuyau

10 déc. 2011

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Tout d'abord il faut se rendre à Champasak, pas la province mais le village.
En face du village, l'ile de Don Daeng vous fera tout de suite de l’œil avec ses kilomètres de plages désertes.
Arrangez-vous alors pour prendre un bateau et demandez à aller au Community Lodge de Don Daeng.
Le bateau vous débarquera alors au bout d'une longue plage de sable fin et vous verrez un petit monsieur vous attendre au bout de la plage.
Juste sous le couvert des arbres, un bungalow avec deux chambres et un restaurant.
Tout est neuf, le jardin est luxuriant, la terrasse et les chambres donnent sur la plage et les gens sont gentils.
Vous vous installerez alors dans votre chambre en appréciant les matelas neufs, la jolie literie et la grande fenêtre patio ouverte sur le Mékong.
En sirotant une bière et en regardant de loin vos enfants s'ébrouer dans l'eau en construisant des châteaux pour les crabes, vous vous étonnerez que ce ne soit pas foule.
Ce n'est pourtant pas une question de prix puisque la nuit ici coûte 4$ par personne. Les profits sont ensuite redistribués au village et servent à acheter des semences et à payer des soins médicaux. Le village est d'ailleurs très joli avec sa petite route de terre et tous ces enfants qui lancent des joyeux «sabaidee» à qui mieux mieux. Ce n'est pas non plus pour la nourriture car le menu, unique, servi sur la terrasse, est très correct et copieux pour un gros 2$ par personne.


C'est alors un secret bien gardé que cette petite île. Nous y sommes restés une nuit, avons marché des heures le long de la plage en observant les crabes, les bœufs qui viennent s'abreuver dans le Mékong, les pêcheurs au filet, les gens qui viennent laver leurs vêtements dans l'eau et les pirogues qui voguent au loin.
La plage est gigantesque et la lumière de la fin du jour est splendide.



 
 
 
 

Nous avons partagé cette bonne adresse avec des Allemands rencontrés sur la route et avec Sylvain, un québécois de Laval.
On partage maintenant avec vous, si jamais vous êtes dans le coin.

Un voyage taillé sur mesure

5 déc. 2011

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Ici, au Laos, toutes les femmes (ou presque) portent un sarong. Qu’est-ce qu’un sarong? Et bien c’est une espèce de jupe en tissu qui descend jusqu’aux chevilles (ici, c’est l’habillement traditionnel pour les femmes). Il y en a de toutes les couleurs mais les écolières en ont des noirs avec des broderies au bout (les motifs sont souvent différents). Ceux-ci sont faits à la main à l’aide de gros métiers à tisser en bois et ont l’air très solide. Depuis un mois et demi, nous voyons toutes les jeunes filles qui vont à l’école et, que ce soit en vélo ou à pied, elles ont toutes leur sarong.





 Hier, alors que nous faisions du vélo, nous sommes passés devant un magasin de sarongs. Je ne sais pas si l’on peut vraiment appeler cela un magasin car c’était plutôt un petit garage avec des tuiles et des tissus accrochés par des morceaux de bois et quelques machines à coudre, Il y avait tout de même une fenêtre, mais elle n’avait pas de vitres. Enfin, nous sommes quand même descendus de nos bicyclettes, et nous sommes allés voir si on pouvait me faire faire un sarong. Le choix du tissu a été long mais nous nous sommes quand même entendus pour un sarong noir avec des motifs de toutes les couleurs à la fin. Sarong, il ne l’était pas encore il n’était toujours pas cousu. Il a fallu une demi-heure à la madame pour coudre mon sarong. Pendant ce temps, il y avait plein d’autres femmes autour qui nous regardaient en riant, elles ne devaient pas souvent voir de touristes entrer dans un magasin de sarongs. La madame cousait très bien, elle avait vraiment l’air d’avoir fait ça toute sa vie. À la fin des trente minutes, j’ai enfin pu essayer mon sarong. Toutes les femmes autour de nous ont éclaté de rire en me voyant incapable de l’attacher. La couturière m’a aidé et je suis partie avec, sur mon vélo. Ce sarong est magnifique et est parfaitement à ma taille, je l’aime beaucoup et il est très confortable. Depuis, lorsque je le porte, plusieurs personnes dans la rue me sourient et certaines femmes m’ont dit que je ressemblais, de dos, à une laotienne.

 
 [Bon, bon, ok, les photos sont arrangées avec le gars des vues...]