Les joyeux naufragés, le retour.

10 déc. 2011

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C'était prévu, mais pas nécessairement coulé dans le béton, que nos amis Suisses viennent nous rejoindre un peu plus au Sud depuis Vientiane. Nous étions donc rudement contents, en revenant de Don Daeng, de savoir qu'ils étaient bien arrivés avec leur roulotte et que celle-ci était stationnée à deux minutes de notre guest house. Les enfants s'y sont précipités et après cinq minutes de gêne, se sont remis à jouer ensemble comme seuls les enfants savent si bien le faire.

Nous avons alors soupé en groupe et décidé de retourner passer la journée du lendemain sur la plage de Don Daeng. En effet, avec sept enfants, quoi de mieux que du sable et de l'eau pour s'amuser pendant que les parents font la sieste (ou tentent de faire la sieste!), ou lisent, ou jasent... au choix.

Ce qui fut décidé fut donc fait et le lendemain, après un copieux brunch préparé dans la roulotte (salade de riz, œufs brouillés de Florence, salade de fruits, yogourt, pain et NUTELLA), nous avons tous embarqué sur une plate-forme flottante en direction de l'ile pas si mystérieuse.

La première chose au programme fut de construire un abri pour se protéger du soleil. Au fait, c'était la tâche des enfants mais c'est plutôt Jacques qui s'y est collé. Nous l'avons même lâchement abandonné avec tous les enfants pour nous réfugier à l'ombre d'un immense arbre d'où nous pouvions observer tranquillement l'avancement des travaux.

C'était quand même une bonne idée car, rapidement, nous avons été rejoints par des dizaines d'écoliers qui passaient leur pause de midi à grimper aux arbres et à manger des curieux fruits qui poussaient dans ces mêmes arbres. Michel avait un public autour de sa guitare et Florence et moi avons gouté aux fruits, offerts par les enfants, et qui se mangeaient trempées dans du piment. Ce n'était pas très bon et quand nous avons vu les vers dans les fruits, nous avons cessé rapidement nos expériences gastronomiques. Un monsieur venu rejoindre les enfants nous expliquait d'ailleurs que le piment c'était justement pour empêcher les vers de devenir des mouches... mais je n'ai peut-être pas très bien compris ses gestes. Ceci dit, les enfants étaient charmants, souriants et espiègles et nous avons passé un bon moment à les regarder faire des pitreries sur les branches.



Pendant ce temps, Jacques s'était pas mal bien débrouillé avec l'abri (ah, l'ingénierie suisse!) ce qui fait que nous avons pu profiter de l'ombre des bâches pour manger une petite collation et pour passer le reste de l'après-midi, bien peinards, à faire les lézards.

Lézard

Lézards


Les enfants étaient au paradis des poissons et le coucher du soleil sur le Mékong était vraiment magnifique. Michel et Zachary prenaient des photos, Thomas et Zora se sculptaient un monde de sable, Catherine et Zélia se promenaient et Nicolas et Olivier jasaient avec nous... là tout n'était qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.


Retour, à la nuit tombée, à Champasak, pour notre dernière soirée au Laos.

Snif, un peu.

Un bon tuyau

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Tout d'abord il faut se rendre à Champasak, pas la province mais le village.
En face du village, l'ile de Don Daeng vous fera tout de suite de l’œil avec ses kilomètres de plages désertes.
Arrangez-vous alors pour prendre un bateau et demandez à aller au Community Lodge de Don Daeng.
Le bateau vous débarquera alors au bout d'une longue plage de sable fin et vous verrez un petit monsieur vous attendre au bout de la plage.
Juste sous le couvert des arbres, un bungalow avec deux chambres et un restaurant.
Tout est neuf, le jardin est luxuriant, la terrasse et les chambres donnent sur la plage et les gens sont gentils.
Vous vous installerez alors dans votre chambre en appréciant les matelas neufs, la jolie literie et la grande fenêtre patio ouverte sur le Mékong.
En sirotant une bière et en regardant de loin vos enfants s'ébrouer dans l'eau en construisant des châteaux pour les crabes, vous vous étonnerez que ce ne soit pas foule.
Ce n'est pourtant pas une question de prix puisque la nuit ici coûte 4$ par personne. Les profits sont ensuite redistribués au village et servent à acheter des semences et à payer des soins médicaux. Le village est d'ailleurs très joli avec sa petite route de terre et tous ces enfants qui lancent des joyeux «sabaidee» à qui mieux mieux. Ce n'est pas non plus pour la nourriture car le menu, unique, servi sur la terrasse, est très correct et copieux pour un gros 2$ par personne.


C'est alors un secret bien gardé que cette petite île. Nous y sommes restés une nuit, avons marché des heures le long de la plage en observant les crabes, les bœufs qui viennent s'abreuver dans le Mékong, les pêcheurs au filet, les gens qui viennent laver leurs vêtements dans l'eau et les pirogues qui voguent au loin.
La plage est gigantesque et la lumière de la fin du jour est splendide.



 
 
 
 

Nous avons partagé cette bonne adresse avec des Allemands rencontrés sur la route et avec Sylvain, un québécois de Laval.
On partage maintenant avec vous, si jamais vous êtes dans le coin.