Dernière journée au Népal, ce matin nous arrangeons les derniers préparatifs et nous partons pour l’aéroport de Katmandou vers Kunming , à 4 heures d’avion. À Katmandou on avait acheté 20 paquets de gommes, mon frère ayant mangé toute les siennes nous a échangé des services contre une gomme, pratique, non? Bon, alors rendu à Kunming, on cherche un bus couchette pour Jinghong mais on n’avait pas assez de comptant alors on est allé dans un guichet automatique mais il ne marchait pas. Au bout d’une heure aucun ne fonctionnait. Les gens de la gare nous ont fait un prix plus bas pour un trajet de huit à neuf heures. Arrivés à Jinghong, on a trouvé un hôtel et tout allait bien. Le soir, Nicolas, Olivier, Catherine et moi, nous sommes allés acheter des brochettes, du jus, une patte de poulet, des biscuits, de la crème glacée et des fruits trempés dans la tire pendant que Papa et Maman dormaient (c’était vraiment amusant j’aimerais faire ça tout le temps). C’était très bon, la crème glacée est délicieuse, les brochettes sont très tendres mais la patte de poulet est très dure.
Chine, prise deux
17 oct. 2011
De cet endroit:
Chine
Tout est souvent une question de perception. Ce qui frappe lorsque l’on arrive en Chine après un mois au Népal c’est à quel point la Chine est ultra propre (!) et moderne. Ici, les autoroutes sont impeccables, les gens ne klaxonnent pas à chaque seconde, on retrouve bien plus que deux types de fruits dans les épiceries et il n’y a pas d’animaux dans les rues. Nous avions aussi oublié que vraiment personne ne parle anglais dans ce coin du monde et que nous devions renouer avec nos talents de mimes. On s’est tout de même pas mal tirés d’affaire en réussissant à faire comprendre que nous avions des problèmes avec nos cartes bancaires (après des tentatives infructueuses de retirer des sous dans quatre guichets différents), que nous n’avions donc pas assez de comptant pour les billets d’autobus, que nous cherchions un téléphone ou un accès internet pour rejoindre notre banque et que nous aimerions bien de l’aide pour trouver une idée autre que de dormir plusieurs jours à la gare. Les préposés aux billets, se demandant bien quoi faire avec cette famille d’occidentaux, ont trouvé la solution gagnante pour s’assurer de ne plus nous avoir dans les pattes, des billets moins chers! Du coup, on avait juste assez de sous pour les billets et pour manger un peu, en espérant fortement trouver des sous à Jinghong, notre prochaine étape à neuf heures de bus de Kunming.
Première expérience dans les bus-couchettes. On a adoré. Je me sentais comme Yoko Tsuno quand elle va sur Vinéa et qu’elle dort dans un genre de cylindre. Dans ces autobus, on retrouve trois rangées de couchettes de large et deux couchettes en hauteur. Un petit éclairage bleu nous donne l’impression d’être dans une discothèque, on doit mettre nos souliers dans un sac de plastique et on a une couverture et un oreiller pour être plus confortables. Le grand luxe quoi! Au fait, c’est tellement confortable que quand tu arrives à destination, personne ne sort et le chauffeur attend une bonne heure avant d’ouvrir les lumières pour réveiller les gens. Bon, c’est sans doute aussi parce qu’il était fichtrement tôt et qu’il n’y avait pas grand-chose à faire à cinq heures du matin dans une ville de province chinoise.
Nous sommes donc à Jinghong, au Sud du Yunnan, province qui est elle-même dans le Sud de la Chine (c’est le Sud du Sud). C’est un climat tropical et la région est réputée pour ses cultures de thé (c’est le point de départ de la route du thé qui passait ensuite par Shaxi-Dali-Lijiang-Shangrila pour finir au Tibet), d’ananas et de caoutchouc. Les rues ici sont toutes bordées d’immenses cocotiers, de palmiers et d’hibiscus géants ce qui donne à la ville un petit air du sud de la France, inscriptions en chinois (et en Dai) en prime. C’est assez joli, somme toute.
Nous sommes sur le bord du Mékong, à trente kilomètres des frontières Birmane et Lao, pas loin de la Thailande. C’est le cœur de l’ancien royaume des Dai et ici, tout est écrit en chinois et en Dai. Les hommes se promènent en bedaine et les femmes sur des chaussures à talons gigantesques avec des micros-jupes minimalistes. Le soir, la ville se transforme en un immense barbecue et c’est le paradis de la brochette sur charbon de bois (légumes, poissons, viandes, trucs inconnus…). On retrouve avec plaisir les épices de la cuisine traditionnelle Dai (piments, citronnelle) et on s’enhardit de plus en plus à essayer des trucs nouveaux, surtout en ce qui a trait aux boissons du genre Bubble tea qui nous réservent des surprises à chaque fois (selon le bon gout de la personne qui nous le concocte). C’est aussi avec plaisir que nous retrouvons une abondance de fruits et de légumes (au Népal nous n’avions que des pommes et des bananes), de la canne à sucre qui se vend au coin des rues et des glaces à la banane et chocolat (super miam!). Nous revoyons aussi ce qui semble l’activité préféré des chinois dans les villes, pêcher des petits poissons dans des étangs!
On recommence à se faire franchement dévisager et à se faire prendre en photo (surtout les deux grands, par des jeunes filles qui les suivent dans les allées des supermarchés). On a l’impression que dès que quelqu’un connait deux mots d’anglais, il vient nous les dire. Au fait, ils sont vraiment charmants ces chinois du Sud du Sud.
Nous avons finalement trouvé un guichet qui accepte de nous refiler des sous, on a un hôtel qui serait génial si la connection internet fonctionnait vraiment, mais bon, on va faire avec.
On s’installe dans le coin pour quelques jours, avant de poursuivre vers le Laos!
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