Comme quoi il y a toujours une solution

19 févr. 2012

3 commentaires


Nous avons quitté Trat de bon matin, après notre séjour de gros farniente sur l'ile de Koh Kut, pour nous diriger vers la frontière cambodgienne. La dame de la guest house de Trat nous avait vendu des billets «pas de troubles» avec un confortable petit autobus (qui venait nous prendre tout juste devant notre chambre), jusqu'à la frontière et ensuite, directement de la frontière, un autre autobus pour nous amener vers Sihanoukville. Nous avions un peu hésité entre cette solution et celle de tenter de nous organiser par nous-mêmes et, finalement, nous avons bien fait de tout acheter à l'avance puisque cela revenait moins cher que d'acheter les segments de transport individuellement, avec tout le souci organisationnel en moins (ce qui, quelque fois, n'a pas de prix!).

Après un petit trajet d'une heure, nous passons donc relativement allègrement la frontière cambodgienne en slalomant entre les diverses arnaques d'usage. C'est fou pareil comme c'est bien organisé, les arnaques. Premièrement, dès que tu descends de l'autobus, une équipe de jeunes hommes embarquent, sans préavis, tous les bagages du groupe dans un chariot et traverse au pas de course les 100 mètres qui séparent la frontière thaïlandaise de la frontière cambodgienne. Ce n'est naturellement pas un service qui se veut gratuit et la plupart des touristes se verront délester de quelques dollars (à raison d'un dollar par bagage), dès cette première étape.

Ensuite, nous devons faire une première file où un fonctionnaire en uniforme prend notre température avec un genre de pistolet thermique frontal (vraiment étrange). La deuxième arnaque est alors de demander aux touristes, non avertis que cette pratique est douteuse, de payer pour cette action (encore un dollar par front). Devant la grossièreté de cette demande, la plupart des gens ne payeront pas et le préposé ne s'obstine d'ailleurs pas plus que ça. Cependant, ce même préposé va ensuite donner nos passeports à un monsieur en chemise et pantalon propre qui nous conduit d'autorité vers des chaises en nous disant d'attendre. Ce n'est pas tellement évident de savoir ce que nous devons réellement attendre (surtout que nous avions déjà nos visas), qui est réellement le monsieur et ce qu'il compte faire avec nos passeports. Nous constatons relativement rapidement qu'il va en fait remplir des documents que nous pouvons très bien remplir nous-mêmes et, comme nous nous doutons bien qu'il ne fait pas ça juste pour être gentil (bien que...), nous allons récupérer subtilement nos passeports et remplissons comme des grands les deux lignes du papier officiel. Voilà, encore une fois, une subtile arnaque bien rodée dont la plupart des touristes font et feront les frais. Il est effet toujours plus difficile de refuser de payer pour un service déjà rendu, surtout lorsque l'on croit le service essentiel et relevant de l'administration locale.

Je dois cependant avouer que personne ici n'est trop agressif ou trop racoleur. Les cambodgiens sont souriants et avenants et les tentatives pour tenter de gagner de l'argent à tout prix ne sont pas très étonnantes dans un pays où la corruption est le modèle économique qui prévaut majoritairement.
Ceci dit, c'est tout de même sans payer un sous de plus que nous finissons (après quelques tampons, prise d'empreintes digitales et sourire pour la caméra plus tard), par être officiellement au Cambodge.

Ouf et re-ouf.

Nous arrivons tardivement (après un petit cinq heures d'autobus) à Sihanoukville, station balnéaire qui s'étire sur des kilomètres le long de la côte. Sihanoukville compte plusieurs plages et nous avions déjà décidé de nous rendre à la plage d'Otres, plus éloignée et donc réputée comme étant la plus tranquille et isolée.
Nous n'avions pas de réservations et le soleil commençait à se coucher (vraiment pas le moment idéal pour trouver un gite). Cependant, nous étions confiants et espérions bien trouver tout de même quelque chose.
Mouais, disons qu'après avoir arpenté toute LA rue d'est en ouest et n'ayant toujours rien trouvé de disponible, nous pensions bien devoir nous résigner à refaire un trajet de tuk-tuk pour tenter notre chance sur une autre plage.

Un peu débinés, nous avons alors cogné à la dernière porte possible (c'est une image, aucune porte ici, tout étant ouvert à tout vent). Le propriétaire se révéla être un gentil lyonnais installé au Cambodge et, même s'il n'avait pas de chambres pour cette nuit, nous a proposé une solution gagnante: dormir dehors directement sur la plage. Les yeux des enfants se sont allumés, les parents se sont regardés, le proprio nous a assuré que c'était tout confo avec matelas et moustiquaires, le restaurant nous souriait, un petit vent soufflait, les vagues faisaient un petit bruit super chouette, et nous avons dit oui.

Nous avons posé nos sacs et avons mangé un excellent repas (le propriétaire n'étant pas lyonnais pour rien). Le restaurant Chez Paou était à un jet de pierre de la mer et le temps de manger copieusement et de digérer un peu notre repas, nous étions installés pour la nuit dans nos abris de fortune.

C'est à peu près là qu'on a dormi...

Grillades de fruits de mer chez Paou...

Honnêtement, c'était en effet relativement confortable. La mer était tellement près que le son des vagues faisait office de berceuse. Un petit vent venait nous rafraichir et, malgré les poules qui caquettent dès 3 heures du matin, nous avons relativement bien dormi.

La douche matinale du lendemain fut prise dans la mer et nous avons passé le reste de la journée à nous prélasser sur des chaises longues en regardant les vagues et en souriant béatement aux divers vendeurs de lunettes de soleil, de beignes, de fruits, de massages, de pédicures, de crevettes, de colliers... qui déambulaient gentiment à la recherche d'éventuels clients.


Retrouver Némo

18 févr. 2012

5 commentaires
La mer, Catherine et son appareil photo.

Nous sommes partis de Laem Mae Phim après trois semaines de repos. Nous allions rester une nuit à Trat avant de passer quelques jours sur l’île de Koh Kut. Pendant le petit deux heures de trajet qui sépare Laem Mae Phim et Trat, nous ne nous sommes pas ennuyés car, dans notre mini van, nous avons écouté le film 2012 sur la télévision située derrière le conducteur (il avait tout de même un petit écran qui lui permettait de regarder le film, lui aussi). Lorsque le film fut fini, nous avons eu un karaoké sur la télé. C’était très drôle car nous chantions très mal.
Pauvre chauffeur!

Notre séjour à Trat fût très agréable. Nous étions heureux d’être enfin dans une ville qui se marche (je veux dire une ville dans laquelle on peut se déplacer sans avoir à prendre un taxi). Nous sommes allés au marché où j’ai mangé un pad thaï (des nouilles sautées avec des légumes, une spécialité thaïlandaise) et nous avons bu des jus de fruits frais. Je n’ai pas beaucoup aimé le pad thaï parce que les nouilles n’étaient pas très bonnes, mais mon jus aux bananes était délicieux. Le soir, après avoir marché un peu dans la ville et écouté la télévision (il y avait TV5 Monde, en français), nous sommes retournés au marché de nuit. Les écoliers qui sortaient de l’école venaient presque tous au marché. On les reconnaissait bien avec leurs uniformes blancs et bleus.

Au marché de Trat
Pad thaï à Trat

Le lendemain, nous sommes partis, en bateau, de Trat pour l’île de Koh Kut. À l’avant du bateau il y avait une grosse télévision où un film jouait déjà. C’était une histoire de samouraïs que je n’ai pas trop compris car j’avais mal au ventre et que je dormais mais Thomas, qui a écouté toute l’histoire, pourrait vous la raconter.

Lorsque nous sommes arrivés sur l’île, nous voyions déjà que l’eau était extrêmement claire juste en regardant les poissons depuis le petit quai. Nous avons tout de suite eu envie de sauter pour les observer de plus près. Nous avons tout de suite pris un tuk tuk (gratuit) qui se rendait jusqu’au bout de l’île. On ne savait pas encore où nous allions dormir mais papa avait quelques adresses en tête. Nous nous sommes alors arrêtés devant un arbre où Nicolas, Olivier, Thomas et moi nous sommes installés avec les bagages. Papa et Maman nous avaient dit de rester là pendant qu’ils cherchaient une place où dormir. Après 20 minutes, papa vint nous chercher sur une moto, accompagné d’un 4 roues. Puisqu’il n’y avait pas assez de place pour tout le monde avec les bagages nous avons donc fait deux voyages pour nous rendre au « resort » que les parents avaient trouvé.

Notre hôtel était vraiment bien situé. L’endroit était magnifique. Nous nous trouvions sur le bord de la mer et nous avions trois bungalows pour dormir. Ces bungalows, qui ressemblaient plutôt à des maisons d’oiseaux, étaient fait de paille (ils ne résisteraient même pas au souffle du grand méchant loup) et étaient en fait tout petits. Il n’y avait qu’un matelas par terre et quatre fenêtres mais ça nous suffisait car nous étions juste en face de la mer.

À gauche, les cabanes des petits cochons.

Nous avons passé le reste de l’après-midi à nous baigner dans la mer et à regarder les poissons avec les masques et les tubas que l’hôtel nous prêtait. Le lendemain, nous avons fait de la plongée toute la journée. À peine à 100 mètres dans l’eau, il y avait une multitude de poissons et nous avons même découvert une cage qui recouvrait une anémone pleine de poissons clowns. Ils étaient vraiment mignons. Je suis très contente, parce que l’eau très transparente me permettait de prendre de meilleures photos de poissons qu’à Laem Mae Phim.











 


Oui, ils sont beaux.

Oui, il est beau, on le sait, et lui aussi.


Dans notre « resort », il y avait un restaurant où nous mangions à chaque repas car il n’y a pas de restaurants sur l’île, en dehors des hôtels. Nous prenions, presque à chaque fois, un steak de maquereau car il était vraiment délicieux. Il venait avec une petite salade et c’était assez pour nous remplir le ventre.

Le temps de sortir son appareil, Catherine en avait déjà dévoré la moitié.

La vue depuis notre bungalow était superbe. En plus, nous pouvions nous reposer sur un hamac face à la mer et tous les cocotiers, juste sur le balcon de notre chambre.

La «chambre» de Catherine et Thomas


On trouve moins confortable.

Catherine et Thomas, apprentis kayakistes.


Après deux jours sur l'ile, nous sommes retournés à Trat sur le même bateau qu’à l’aller. Nous ne voulions pas rester plus longtemps car, à part regarder les poissons, manger et dormir nous ne faisions presque rien. On avait envie de partir faire quelque chose d’autre. Justement, nos visas expiraient dans deux jours et nous voulions passer notre dernière nuit en Thaïlande à Trat à cause de son fantastique marché de nuit.